Pendant que Bruxelles dessine une décennie électrique, les Lettons, eux, parlent toujours couramment diesel. Une analyse de fin octobre présentée par SEB banka livre un verdict sans détour sur le marché balte : les voitures diesel d'occasion continuent de dominer, bravant des années de pression politique et une poussée continentale vers la prise électrique. Pour les concessionnaires, les financiers et les gestionnaires de flottes, le message est clair — la transition lettonne avance à son propre rythme.
La répartition des marques est tout aussi révélatrice. Selon l'étude de SEB banka, la moitié des voitures importées en Lettonie arborent l'un de quatre badges seulement : BMW, Mercedes-Benz, Audi et Volvo. Trois marques premium allemandes et une icône suédoise de la sécurité représentent une part saisissante du commerce automobile entrant du pays — une concentration qui raconte l'histoire d'acheteurs en quête de valeur dans le segment premium d'occasion : des machines durables et finement conçues qui conservent leur attrait longtemps après que le premier propriétaire a tourné la page.
Le décor est celui d'un marché régional en croissance timide. Le marché automobile de l'Europe de l'Est est estimé à environ 3,4 millions d'unités, en hausse de 0,6 % — constant plutôt que spectaculaire. Les consommateurs lettons, de leur côté, dépensent un peu plus librement : les chiffres officiels montrent le commerce de détail en hausse sur l'année, le chiffre d'affaires progressant de 0,7 % par rapport à août en données corrigées des variations saisonnières. Des vents porteurs modestes, peut-être, mais suffisants pour que le moteur de l'occasion continue de tourner.



