Une explosion des ventes de 365,8 %, c'est le genre de chiffre qui fait sursauter même les observateurs les plus aguerris. En Ukraine, il appartient à BYD — et il a propulsé le constructeur chinois de neuf places au classement des marques, jusqu'à la deuxième position : l'exploit majeur d'un marché ukrainien revenu à la croissance en 2025.
La reprise elle-même, suivie par Focus2move, n'a rien eu d'une ligne droite. Après avoir chuté durant les premiers mois de l'année, le marché est repassé au vert au quatrième trimestre et a tenu cette dynamique pour boucler l'exercice en hausse de 16,3 % sur les ventes annuelles. Pour une profession qui a appris à accueillir chaque embellie avec prudence, ce rebond du quatrième trimestre constitue la preuve la plus convaincante à ce jour que la demande revient pour de bon.
La percée de BYD, c'est l'histoire dans l'histoire. Un bond de neuf places jusqu'à la deuxième transforme la marque, d'expérience intrigante en pilier du marché, avec des conséquences qui dépassent largement un simple classement : stratégies de showroom, volumes d'importation, réseaux après-vente et logistique de pièces détachées doivent, partout en Ukraine, s'adapter à une réalité où un nom chinois siège désormais tout en haut. Pour les concessionnaires et les distributeurs, la question n'est plus de savoir si les marques chinoises peuvent percer en Ukraine — les chiffres 2025 attestent qu'elles l'ont déjà fait.
À chaque montante sa descendante : le contrepoint s'appelle Nissan, éjectée du groupe de tête du marché tandis que le classement se redistribuait à grande vitesse. La trajectoire ukrainienne paraît encore plus frappante mise en regard de sa région : le marché d'Europe de l'Est est estimé à environ 3,4 millions d'unités, en croissance de seulement 0,6 % — autrement dit, l'Ukraine progresse à un rythme plusieurs fois supérieur à la moyenne régionale.



