Lorsqu'une voix lettone, Zeltitts, a fustigé les voitures électriques, les jugeant « inutiles pendant la crise », les chiffres d'immatriculation du pays ont apporté une réplique cinglante. Au cours des neuf premiers mois de 2026, 1 836 nouveaux véhicules 100 % électriques ont été immatriculés en Lettonie — soit une progression de 46 % par rapport à la même période de 2025. Sur un marché balte compact où chaque vente s'arrache, il ne s'agit pas d'une curiosité marginale : c'est un marché qui change visiblement d'avis.
Le moteur de cette bascule, c'est l'arithmétique, pas l'idéologie. Selon les calculs du groupe bancaire letton Citadele, le coût d'usage d'une compacte thermique s'élève à environ 12,50 € aux 100 km aux prix actuels des carburants, tandis que recharger une voiture électrique à domicile revient à environ 4,10 € — un rapport de plus de trois pour un. Et alors que les prix locaux des carburants s'approchent désormais de ce que les experts qualifient de seuil critique, les prédictions de changements plus profonds sur le marché automobile se font de plus en plus insistantes. Pour les ménages écrasés par la crise, la batterie commence à ressembler à la réponse la plus rationnelle.
Pour le commerce automobile régional, le signal est impossible à rater : le segment le plus dynamique du marché letton des voitures neuves n'est pas propulsé par les subventions, mais par la pompe à carburant. À mesure que les prix à la pompe se rapprochent de ce seuil critique, les experts cités par la presse locale s'attendent à ce que les comportements d'achat évoluent encore davantage — un scénario dans lequel concessionnaires, gestionnaires de flottes et acteurs des infrastructures de recharge de toute la Baltique ont tous un rôle à jouer.
Cette envolée tombe par ailleurs à un moment délicat pour les ambitions industrielles plus larges de l'Europe. Alors que le continent s'emploie à localiser sa chaîne d'approvisionnement en batteries pour VE — un effort que la presse spécialisée n'a pas hésité à décrire comme plus ardu que prévu —, la Lettonie suggère que la demande n'est pas le goulot d'étranglement. Quand le calcul au kilomètre bascule nettement en faveur de l'électricité, les acheteurs passent à l'acte ; la question qui demeure ouverte est de savoir si les réseaux de recharge et les chaînes d'approvisionnement pourront suivre la cadence.
Les sceptiques, certes, ne se sont pas tus. Mais en Lettonie, ils bataillent de plus en plus contre un tableur qui affiche 4,10 € contre 12,50 € tous les cent kilomètres — et contre un registre d'immatriculation qui s'alourdit de voitures électriques mois après mois.
Pour les entreprises comme pour les particuliers qui se demandent si les chiffres justifient un changement — électrique ou autre —, le meilleur premier réflexe est de comparer ce que le marché offre réellement. Ceux qui cherchent un véhicule y trouveront des voitures sensationnelles à des conditions sensationnelles sur WorldTrader24, la place de marché européenne forte de plus de 70 000 véhicules.


